Voici les arnaques qu'on voit passer en ce moment, écrites comme vous les recevez. Rien à faire de particulier en arrivant ici : lisez, et si vous en avez reçu une, dites-le — c'est ce qui aide les suivants.
Faux messages Facebook, Instagram et WhatsApp
très répandu
Un message qui annonce que votre compte va être supprimé, ou qu'une publication a été signalée, avec un lien pour « confirmer votre identité ».
Ce qui doit vous faire tiquer
Ces plateformes ne demandent jamais votre mot de passe par message.
Le lien ne mène presque jamais à facebook.com ou instagram.com — regardez l'adresse avant de cliquer.
Faux Amazon et fausses boutiques
très répandu
Un mail qui parle d'une commande que vous n'avez pas passée, ou d'un problème de paiement à régler tout de suite.
Ce qui doit vous faire tiquer
L'inquiétude d'une commande inconnue est exactement l'effet recherché : on veut que vous cliquiez avant de réfléchir.
Ouvrez plutôt l'application ou tapez l'adresse vous-même — vos vraies commandes y sont.
Faux avertissements Microsoft, Apple ou Google
très répandu
Un mail qui dit que votre boîte va être fermée, que votre stockage est plein, ou qu'une connexion suspecte a été détectée.
Ce qui doit vous faire tiquer
Le message vous met une échéance : 24 heures, 48 heures. C'est le signe le plus fiable.
Passez par vos réglages habituels plutôt que par le lien du message.
Faux abonnements Netflix, Spotify, Disney+
répandu
Un mail qui dit que votre abonnement va être interrompu faute de paiement, avec un lien pour « mettre à jour votre carte ».
Ce qui doit vous faire tiquer
Un vrai service coupe l'accès, il ne vous écrit pas pour réclamer une carte.
Connectez-vous depuis l'application : s'il y avait un problème, il y serait affiché.
Faux PayPal et faux services de paiement
répandu
Un message qui annonce un paiement que vous n'avez pas fait, avec un bouton pour « annuler la transaction ».
Ce qui doit vous faire tiquer
Le bouton « annuler » mène à une fausse page de connexion : c'est là que le mot de passe est volé.
Vérifiez le paiement dans votre application, pas depuis le message.
Faux avis de colis
répandu
Un SMS qui dit que votre colis est bloqué et réclame quelques euros de frais.
Ce qui doit vous faire tiquer
bpost ne réclame jamais de petits frais par SMS.
Le montant est minuscule exprès : c'est votre numéro de carte qui les intéresse, pas les 2 €.
Une page qui ressemble à itsme et vous demande de confirmer votre identité pour une raison urgente.
Ce qui doit vous faire tiquer
itsme ne s'ouvre jamais depuis un lien reçu : on l'ouvre soi-même, depuis son téléphone.
Aucune confirmation itsme ne sert à « annuler » ou « bloquer » quoi que ce soit.
Vu ailleurs, pas encore ici.
Ces vagues touchent surtout nos voisins pour l'instant. Elles traversent souvent la frontière quelques semaines plus tard, en changeant simplement de nom.
Arnaques sur les petites annonces
présentsurtout en France pour l'instant
Un acheteur ou un vendeur qui vous envoie un lien de paiement « sécurisé » à l'extérieur du site.
Ce qui doit vous faire tiquer
Le lien sort de la plateforme : c'est là que tout se joue.
Un acheteur qui veut vous envoyer de l'argent n'a besoin d'aucun code de votre part.
Un mail qui annonce un remboursement, avec un lien pour « recevoir le virement ».
Ce qui doit vous faire tiquer
Une administration ne demande jamais vos coordonnées bancaires par mail pour vous rembourser.
En cas de doute, connectez-vous à votre espace habituel en tapant l'adresse vous-même.
Un réflexe qui règle beaucoup de cas
Regardez où mène vraiment le lien. Une banque, bpost ou itsme n'héberge jamais son service sur web.app, pages.dev ou glitch.me— et un quart des faux sites qu'on repère sont hébergés là.
Dans le doute, n'utilisez pas le lien : ouvrez l'appli ou tapez l'adresse vous-même.
L'intensité de chaque vague vient du nombre de faux sites distincts que nous comptons dans des listes ouvertes, recalculé chaque jour. Les sous-domaines d'une même campagne sont regroupés : sinon une seule arnaque à cinq cents adresses en paraîtrait cinq cents.
Phishing.Database (Mitchell Krog, Nissar Chababy et contributeurs, licence MIT) — domaines de phishing encore actifs.
URLhaus (abuse.ch) — URL malveillantes confirmées, publiées en CC0.
PhishDestroy (licence MIT) — interrogé en direct à chaque vérification.
Vos signalements — sans aucun lien avec votre identité : nous enregistrons la vague et la date, rien d'autre. Un compteur n'apparaît qu'au-delà de cinq signalements, pour qu'une poignée de clics ne ressemble pas à un phénomène.
Notre base — 865 domaines belges suivis, rafraîchie le 31 juillet 2026 à 04:01.
Nous n'utilisons que des sources dont la licence autorise un usage commercial. Plusieurs flux gratuits très connus en sont exclus pour cette raison — mieux vaut une base plus petite qu'une base indéfendable. Ces listes disent ce qui est connu: une arnaque lancée ce matin n'y figure pas encore.
Ces chiffres sont les nôtres, datés, et rien de plus. Une arnaque lancée ce matin n'y figure pas encore — le Radar montre ce qui est connu, pas ce qui existe.